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Bannière : SOS! Les catastrophes au Canada
IntroductionReportages sur les catastrophesRechercheAideEauTerreAirFeuGlaceLa tempête de verglas de 1998L'avalanche du col ChilkootLe naufrage du TITANIC

La glace

On a raison de décrire le Canada comme un grand pays blanc et de parler de ses terres de glace. Dans la majorité des régions du pays, on peut s'attendre à la présence de neige et de glace depuis la fin de l'automne jusqu'au milieu du printemps. La plupart du temps, les Canadiens sont prêts à tout ce que l'hiver peut leur apporter. Au fait, ils accueillent la neige et la glace à bras ouverts. Ils s'emmitouflent dans des parkas et des tuques, et ils apprécient les plaisirs de l'hiver. Ils sortent les skis et les traînes sauvages, ils font de la motoneige, ils jouent au hockey, ils construisent des bonshommes de neige et ils échangent des sourires à travers les nuages de buée créés par leur haleine. Mais autant la glace peut être amusante, autant elle peut être dangereuse. Quand elle prend les gens par surprise, les conséquences peuvent être désastreuses.

Pour la plupart des Canadiens, les tempêtes d'hiver sont probablement les manifestations les plus familières du côté malfaisant de la glace. Elles arrivent sous forme de blizzards, de bourrasques de neige et de chutes de neige soudaines et abondantes; dans les Prairies, des tempêtes de neige surnommées « clippers albertains » accompagnées de poudrerie créent d'énormes bancs de neige et rendent la visibilité presque nulle.

Les tempêtes les plus destructrices, toutefois, sont les tempêtes de verglas. La pluie verglaçante et d'épaisses couches de glace peuvent endommager les maisons, casser les branches des arbres, arracher les fils électriques et faire tomber les pylônes. Pendant la tempête de verglas de Montréal en 1961, de nombreux résidants ont été privés d'électricité pendant des jours. On a fermé les écoles et des milliers de personnes ont quitté les banlieues pour se rendre au centre-ville en quête de chaleur, de lumière et d'eau courante. Le jour de Noël 1986, une tempête de verglas s'est abattue sur Ottawa, laissant une maison sur quatre sans électricité et brisant des milliers d'arbres.

Pendant une tempête d'hiver, la neige tombe un flocon à la fois. Mais lorsqu'il se produit une avalanche, ce sont des tonnes de neige qui déferlent en même temps en blocs énormes ou en vagues gigantesques.

Une avalanche peut se déplacer à 130 kilomètres à l'heure, écrasant et enterrant tout ce qui se trouve sur sa piste, y compris les personnes. Au cours des années, des centaines de Canadiens ont perdu la vie dans des avalanches; la plupart étaient des cheminots, des skieurs ou des randonneurs qui se trouvaient dans les montagnes Rocheuses.

Photo d'une inondation  de débâcle des glaces à Belleville, 1885

Source

Inondation de débâcle des glaces à Belleville, 1885

Au cours de l'hiver 2002-2003 seulement, 21 personnes ont perdu la vie dans des avalanches au Canada. Une des pires tragédies est survenue en février 2003 lorsqu'une avalanche a tué sept élèves du secondaire à Connaught Valley, en Colombie-Britannique. Ces victimes, toutefois, n'étaient pas les premières à attirer l'attention du public. Cinq années auparavant, les Canadiens avaient été consternés d'apprendre que Michel Trudeau, le plus jeune fils de l'ancien premier ministre Pierre Trudeau, avait été emporté par une avalanche dans le parc des Glaciers Kokanee, en Colombie-Britannique. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Les océans du Canada transportent aussi une menace glaciale pour les navires et les marins; il s'agit des redoutables icebergs. Chaque année, on peut compter jusqu'à 40 000 icebergs qui « vêlent », c'est-à-dire qui se détachent de la calotte glaciaire du Groenland et flottent vers le sud, emportés par les courants; ils représentent une menace pour les plates-formes pétrolières, les bateaux de pêche et les navires de charge. Les plus gros icebergs peuvent atteindre 90 mètres de haut (même si les huit neuvièmes de leur masse sont submergés) et peser des millions de tonnes. Même des icebergs de taille moyenne pèsent de cent à deux cent mille tonnes.

Le plus célèbre désastre naval causé par un iceberg est le naufrage du Titanic en 1912, qui a entraîné dans la mort plus de 1 500 personnes, mais il y en a eu plusieurs autres.

En juillet 1981, par exemple, un navire hydrographique canadien de 900 tonnes, l'Arctic Explorer, a frappé un iceberg au large de Terre-Neuve et a coulé en 20 minutes. Treize membres de l'équipage sont morts et 19 autres ont flotté à la dérive pendant deux jours dans un canot de sauvetage.

Leur histoire n'est que trop familière. Des catastrophes causées par la glace ont entraîné des blessures, des pertes de vie et de biens à maintes reprises au cours de l'histoire du Canada. Dans cette section du site SOS! Les catastrophes au Canada, vous trouverez de l'information sur certaines des catastrophes les plus mortelles, les plus destructrices et les plus glaciales qui aient jamais frappé le pays. Ces terribles tragédies demeureront à jamais fixées dans la mémoire collective des Canadiens.